vendredi 18 novembre 2011

dali Najeh : bientôt un sommet mondial en Afrique du sud sur les changements climatiques: Littoral et Changements climatiques en


vulnérabilité environnementale aux changements climatiques

une étude sur la vulnérabilité du littoral tunisien face à une Elévation Accélérée du Niveau de la Mer (EANM) a été élaborée par le MEDD  en s’appuyant, d’une part, sur le Troisième Rapport d’Evaluation (TRE) de l’IPCC et, d’autre part, sur l’exploitation des nouvelles données acquises sur le littoral Tunisien.


Ainsi les changements climatiques auront des impacts notamment sur:
v  la température de surface de la mer,
v  l’étendue des glaces de mer,
v  l’étendue des glaces continentales,
v  la salinité des eaux océaniques,
v  le régime des vagues et de la circulation océanique.

-          Il s’agit là d’un ensemble de facteurs qui influencent de près la variation du niveau des océans et on prévoit, avec les changements climatiques,  une augmentation accélérée du niveau de la mer qui sera déterminée par l’impact du réchauffement du climat sur ces facteurs. Parmi les différents facteurs qui interviennent, dans l’EANM, deux processus sont particulièrement importants:

1/ La dilatation thermique : L’eau de mer qui se réchauffe se dilate. La dilatation thermique est considérée comme l’un des facteurs les plus importants des variations historiques du niveau de la mer et il est prévu qu’elle devrait jouer un rôle primordial dans l’élévation du niveau de la mer au cours des 100 prochaines années, suite au réchauffement du climat.

Etant donnée que, dans les fonds océaniques, la température ne varie que très lentement, la dilatation thermique se poursuivra pendant plusieurs siècles et ceci même si les concentrations des gaz à effet de serre devaient se stabiliser.

Il est à noter cependant que l’ampleur du réchauffement des eaux et l’épaisseur de la couche océanique concernée varient selon les lieux et que pour une variation donnée de la température, les eaux chaudes se dilatent davantage que les eaux froides.

2/ La fonte de la glace : Après l’expansion thermique, la fonte des glaciers et des calottes glaciaires, dans le cadre des changements climatiques, devrait être l’une des principales causes de l’élévation du niveau de la mer au cours des siècles prochains.

Le stockage de l’eau sous forme de glace sur les continents était la principale raison de l’abaissement du niveau de la mer durant la dernière période glaciaire. Il est à noter que les glaciers et les calottes glaciaires des terres émergées de l’hémisphère nord ne représentent qu’un faible pourcentage de la glace terrestre, mais ils sont plus sensibles aux changements climatiques que les nappes glaciaires beaucoup plus étendues du Groenland et de l’Antarctique situées dans des milieux plus froids et à faible rythme de fonte. Ces grandes nappes glaciaires ne devraient jouer qu’un rôle mineur dans l’élévation du niveau de la mer au cours des prochaines décennies.

Dans son résumé technique, le groupe de travail I du GIEC  mentionne aussi que des facteurs qui interviennent à une échelle locale peuvent neutraliser une part de l’accélération prévue de l’élévation du niveau de la mer due à la dilatation thermique et à la fonte des glaces.

Dans son troisième rapport, le GIEC a fondé ses projections de l’évolution du climat sur un jeu de scénarios d’émission de gaz à effet de serre, publiés dans un rapport spécial (RSSE). Ces scénarios représentent les fourchettes des émissions et de leurs forces motrices (la croissance démographique, le développement socio-économique et l’évolution technologique). Cet ensemble de scénarios reflète la connaissance actuelle des incertitudes relatives à l’évolution future des émissions.


Il est à noter que le RSSE:
v  exclut les scénarios marginaux de « surprise » ou de catastrophe.
v  n’exprime aucun jugement sur telle ou telle préférence pour un scénario et aucune probabilité ne leur est attribuée. Il est noté que les préférences entre les scénarios présentés varient selon les utilisateurs,
v  n’inclut aucun scénario qui suppose l’application de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) ou les objectifs du Protocole de Kyoto en ce qui concerne les émissions.
  
-          Le GIEC a élaboré au total un ensemble de 40 scénarios, classés en quatre groupes distincts(A1, A2, B1, B2). Chaque groupe constitue un canevas qui porte sur un large éventail des principales forces démographiques, économiques et technologiques qui détermineront les émissions futures de Gaz à Effets de Serre (GES) et d’aérosols sulfatés.
-           
-          Chaque scénario représente une quantification spécifique de l’un des quatre canevas retenus. Tous les scénarios fondés sur le même canevas constituent une famille de scénarios. La famille des scénarios A1 se subdivise en trois groupes de scénarios (A1F1, A1B et A1T).
-           
-          Au total, il y’a six groupes de scénarios (A1F1, A1B et A1T, A2, B1, B2). Pour chaque groupe, le rapport (RSSE) définit un scénario d’illustration « marqueur ». Le choix de ces scénarios d’illustration s’est fondé sur les quantifications initiales qui reflétaient le mieux les canevas ainsi que sur les caractéristiques des modèles employés. Ces scénarios de référence (A1F1, A1B, A1T, A2, B2 et B1) sont jugés ceux qui illustrent au mieux les canevas considérés.

Si on se réfère à la gamme complète des scénarios du RSSE :

1- la température moyenne mondiale de surface devrait augmenter de :
v  1,4 à 5,8°C pour la période 1990 – 2100,
v  0,8 à 2,6°C pour la période 1990 – 2050,
v  0,4° à 1,1°C pour la période 1990 –2025,                           

A l’échelle régionale, le réchauffement va marquer plus les masses continentales des régions septentrionales (Amérique du nord, et Asie du nord et centrale) pour lesquelles, tous les modèles climatiques prévoient un réchauffement supérieur à la moyenne mondiale de plus de 40%. A l’opposé, le réchauffement prévu est inférieur à la moyenne mondiale au sud et sud-est de l’Asie, notamment en été, et dans la partie sud de l’Amérique Latine en hiver.

2- Le niveau de la mer devrait augmenter .Pour l’ensemble des scénarios SRES, on prévoit une élévation du niveau de la mer moyenne à l’échelle globale de :
v  9 cm à 88 cm entre 1990 et 2100.
v  5 cm à 32 cm pour la période 1990 à 2050,
v  cm à 14 cm pour la période 1990 à 2025,

Ces fourchettes représentent les résultats de l’ensemble des Modèles de Circulation Générale de l’Atmosphère et de l’Océan (MCGAO) et de 40 scénarios et intègrent la marge des incertitudes concernant les variations de la nappe glaciaire, du pergélisol et les dépôts de sédiments dans les océans. Ces valeurs suscitent les remarquent suivantes :

v   la fourchette 9 à 88 cm, correspond à un taux d’élévation moyen environ deux à quatre fois supérieur  au taux observé au XX è siècle ; 

v   l’intervalle présenté dans le deuxième rapport d’évaluation (1995) pour l’élévation du niveau de la mer était de 13 à 94 cm sur la base des scénarios IS92. Malgré les plus fortes valeurs de la température prévues par le troisième rapport (2001), les projections relatives au niveau de la mer sont légèrement plus faibles (9-88 cm) que celles du deuxième rapport, ce qui est dû principalement à l’amélioration des modèles, qui prévoient une contribution plus modeste des glaciers et des nappes glaciaires,
v   l’écart entre les résultats des modèles augmente avec l’échelle temporelle retenue. Cet écart est faible pour la première moitié du 21è siècle et devient important par la suite.

Par rapport aux projections à l’échelle globale, la fourchette de variations régionales prévues pour les changements du niveau de la mer est importante, car le niveau de la mer au rivage est déterminé par de nombreux facteurs. A l’échelle régionale, il y a peu de similitudes entre les résultats des modèles.

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