dali najeh; Sommet RIO + 20 Défis de L’intensification agricole et la sécurité alimentaire
par Dali Najeh, jeudi 17 novembre 2011, 23:02
- Défis de L’intensification agricole et la sécurité alimentaire
La politique de mobilisation des eaux de surface, soutenue par un grand d’investissement, a permis notamment un élargissement des terres irriguées (350 000 ha). Les périmètres irrigués représentent 6% des terres agricoles, mais elles contribuent à 35% de la production agricole (45% en année sèche). L’agriculture contribue à 17,4% du PIB, et emploi 32% de la population active, essentiellement dans les périmètres irrigués. Faut ’il revoir ces chiffres et voir la possibilité d’une meilleure radialisations
Cette irrigation a permis notamment d’atteindre une relative sécurité alimentaire. En effet, parmi les denrées alimentaires de base (céréales, lait, viande, et sucre), la Tunisie est désormais vers le chemin de l’autosuffisante en produits laitiers et viandes, notamment grâce au développement de l’irrigation des fourrages. De même que l’irrigation des céréales a contribuée à un accroissement sensible de la production nationale. Cette production a été de 10 millions de quintaux au cours du 5ème plan (période 77/81), de 11,7 millions de quintaux au cours du 6ème plan (82/86), 14 millions de quintaux au cours du 7ème plan (87/91), et de 15 millions de quintaux au cours du 8ème plan (92/96).
Les techniques traditionnelles ou récentes de conservation des eaux et du sol ont permis d’aménager 1,2 million d’hectares de terres agricoles érodées ou menacées par l’érosion. La Tunisie dispose d'une expérience millénaire , et d'une longue histoire dans le domaine de la Conservation des Eaux et du Sol. Les systèmes de Conservation des Eaux et du Sol, à quelques variantes près, ont toujours été une constante des paysages naturels. Les célèbres « Jessours » de Matmata, ou les « Meskats » du Sahel, sont des témoignages vivants et encore efficaces d’un savoir-faire ancestral en matière de gestion subtile de la rareté de l’eau. La grande diversité des aménagements, et les techniques aussi variées que les milieux ont souvent servirent de modèles pour d’autres pays voisins ou arides.
Depuis l’indépendance grâce à des gens chevronés, la Conservation des Eaux et du sol a été associée relativement aux programmes de lutte contre le chômage et la pauvreté dans les régions défavorisées. Cette politique a limité considérablement l’exode rural. A titre d’exemple le programme ambitieux de la décennie passée (1991-2000) de réalisation de 1000 lacs collinaires et de 200 barrages collinaires, a permis de multiplier les points d’eau dans l’espace rural tunisien, ce qui a fixé la population dans les régions géographiques les plus défavorisée (régions montagneuses, Steppes, etc.), notamment du fait du développement de l’irrigation localisée, et de l’élevage extensif. Ces « petits foyers hydrauliques » disséminées dans l’espace rural tunisien témoignent d’une nouvelle dynamique socio-économique pour des régions apparentées comme pauvres et disposant de peu de ressources. Faut’il tirer profits de ces anciennes expériences .
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