Dali Najeh : Une préparation du Tourisme à l’adaptation au changement climatique est incontournable
par Dali Najeh, vendredi 18 novembre 2011, 15:50
Une préparation du Tourisme à l’adaptation au changement climatique est incontournable
Dans les discussions portant sur l’après Kyoto (discussion sur la convention internationale sur les changements climatiques et notamment les engagements des pays face à l’atténuation des gaz à effets de serre) , et en se basant sur les travaux du quatrième rapport du GIEC (il s’agit de l’instance scientifique internationale chargée des effets des CC et les autres aspects scientifiques dont les scenarios d’atténuation ; définition simplifiée) , il est relativement facile d’explorer le niveau d’exigence de réduction des émissions compatible avec un maintien du réchauffement à un niveau gérable, 2°C au dessus du niveau de l’ère préindustrielle.
Martin Parry qui a été un des deux leaders du groupe de travail du GIEC sur les impacts et adaptation dans deux articles récents montre qu’à partir du milieu de la prochaine décennie il faudra s’engager dans un rythme de réduction de 6% des émissions par an (et que tout retard ne peut que coûter très cher). Face à une telle exigence, il est clair qu’aucun secteur d’activité et aucun pays ne sera à l’abri d’efforts considérables : on peut considérer que l’hypothèse selon laquelle le tourisme pourrait bénéficier d’un traitement de faveur devient de plus en plus fragile au fil des avancées de la science.
La question de savoir comment et à quel prix les touristes internationaux se rendront en Tunisie est donc posée, et clairement à l’échéance envisagée. Il est noté d’ailleurs que c’est à la fois la condition sine qua non du maintien de l’activité touristique (du moins pour le tourisme international) et le problème qui semble le plus difficile à résoudre (on peut toujours reculer face à l’avancée de la mer, gérer les fortes chaleurs dans l’hébergement, etc.).
Ceci montre à quel point le tourisme tunisien est sensible à la conjoncture internationale et aux politiques globales d’atténuation des émissions à venir.
Etude réalisée par GTZ/MEDD
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