vendredi 18 novembre 2011

Dali Najeh: Zones écologiques sensibles intensifier les efforts pour une gestion durable des resssources naturelles


La définition d’une zone sensible écologiquement varie selon les prérogatives du département concerné

                Les données disponibles relatives aux différents sites peuvent être regroupées en 2 catégories :

- Les données relatives à la sensibilité du milieu : ce sont des données (ou descripteurs) qui s'attachent à décrire les caractéristiques intrinsèques du milieu en faisant abstraction des actions extérieures de nature anthropique ou naturelle susceptibles de s’exercer sur ce milieu. Ce type d'information s'attache à décrire les caractéristiques biocénotiques, géomorphologiques propres à chaque type de milieu.

- Les données relatives à la vulnérabilité du milieu : cette seconde catégorie de données (ou descripteurs) permet de caractériser les différents usages du milieu en fonction de leur nature et de l'importance des risques pour l'environnement. Les atteintes environnementales existantes susceptibles d'affecter le milieu sont mises en évidence par l'intermédiaire de l'inventaire des usages, des rejets et de la pression du milieu environnant.

                                                          Représentativité bioécologique

- Irremplaçabilité: évalue le degré de rareté et d’unicité de l’écosystème ; plus un écosystème est rare plus sa contribution à l’atteinte des objectifs de conservation est élevée .

- Etat des ressources en eaux: évalue la disponibilité et le degré de conservation de la quantité et de la qualité de l'eau a l’intérieur du territoire de la zone sensible.

- Etat des ressources en sols: évalue le degré de conservation de la quantité et de la qualité des sols à l’intérieur du territoire de la zone sensible et sert à apprécier l’état des différents biotopes  

- Degré de perturbation: évalue, le degré de perturbation de l’écosystème, tel que, les incendies, l’érosion, l’ensablement, l’eutrophisation, les maladies, ainsi que tout les facteurs naturels pouvant compromettre l’intégrité de l’écosystème. Il sert à saisir et à apprécier le degré d’équilibre de l’écosystème

- Superficie: la superficie d'une zone naturelle est importante dans la mesure où elle doit refléter la proportion de terre ou d'eau nécessaire pour atteindre les objectifs de conservation. Elle doit être suffisamment étendue pour contenir un ou plusieurs écosystèmes complets.

                                              quelques definitions des zones sensibles
  • 1- Zones sensibles littorales
  • L’article 8 de la Loi 95-72 du 24 juillet 1995, portant création de l’Agence de Protection et d’Aménagement du littoral (APAL), précise que les zones sensibles littorales sont « des sites du littoral qui sont remarquables sur les plans écologiques ou paysagers, ou menacés par la dégradation ou par l'utilisation irrationnelle ».
Cette définition  n’englobe que les sites littoraux. La gestion  des forêts et autres sites intérieurs ne relève  pas de la responsabilité de l’APAL.
  • 2- Zones naturelles sensibles
  • le Décret 98-2092 du 28 octobre 1998 relatif à la direction générale de l’aménagement du littoral  (DGAT) donne la définition suivante des zones naturelles sensibles: « une zone sensible est une zone qui présente des caractéristiques naturelles spécifiques, qui constituent un écosystème fragile ou un élément ou un ensemble d'éléments dans ce système et qui requiert pour sa protection contre la dégradation la mise en œuvre de normes et de procédés d'aménagement prenant en compte ses spécificités et préservant les sites naturels y existants ».
  • Cette définition : Zones en général de grandes échelles, (ressemblent à des schémas directeurs de régions économiques)
  • La priorité n’est pas donnée à la   conservation de la biodiversité.

  • 3- Régime  Forestier 
  • Le code forestier qui confie à la DGF la gestion et l’application du régime forestier, ne définit pas explicitement le terme de zone naturelle sensible. Mais la notion de « zone naturelle », bien que non spécifiée reste présente, puisque par la définition même des terres à vocation forestière ou des terrains de parcours, ces espaces naturels sont soumis au régime forestier. Par contre le code forestier définit clairement les parcs nationaux, les réserves naturelles et les forêts récréatives.
  • Ne définit pas exactement le terme, mais est spécifique aux sites classés ayant un statut particulier (Parc national et réserve naturelle).
  • La quasi totalité les espaces non urbains et non agricoles sont soumis au régime forestier
  • Donc le code forestier 
v  donne les directives concernant la nature, la faune et la flore sauvage
v   présente la législation concernant les Parcs nationaux, les réserves naturelles et les forêts
v   donne les directives concernant la protection des zones humides
v   définit les activités du Conseil national pour la protection de la nature
  • 4- Zone naturelle
  • "Toute étendue, de terre ou d'eau douce/saumâtre, couverte par une formation végétale naturelle, perturbée ou non par les activités humaines et/ou contenant une faune sauvage, géographiquement bien délimitée et se distinguant par ses particularités biotiques et abiotiques."

  • Espace naturel
  • Selon Union internationale de la conservation de la Nature (UICN) « des écosystèmes dans lesquels, depuis la révolution industrielle (1750), l'impact humain n'a pas été plus important que celui des autres espèces indigènes et dont la structure n’a pas été altérée ».
  • Cette définition ne concerne que les sites englobant des écosystèmes en bon état de conservation

  • ASPIM
  • Selon le Plan d’action pour la Méditerranée les ASPIMs nécessitent une couverture légale plus forte que les aires protégées marines et côtières, des plans de gestion actualisés, et doit comprendre des écosystèmes représentatifs, rares ou uniques en bon état de conservation, de taille appropriée pour assurer la continuation des processus naturels écologiques.
Dans le cadre du PAM seules les zones marines et côtières sont concernées par le protocole des aires spécialement protégées.
Selon la France
  • « Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique » ou « ZNIEFF »,
  •  « un secteur du territoire particulièrement intéressant sur le plan écologique, participant au maintien des grands équilibres naturels ou constituant le milieu de vie d’espèces animales et végétales rares, caractéristiques du patrimoine naturel régional ».
  • L’accent est mis sur les sites qui renferment des écosystèmes en bon état de conservation.
                                                  Les 10 zones
                                           naturelles sensibles en Tunisie


1.La vallée des Atatfa
2. Sidi Ali El Mekki
3.Jebel Abderrahmen
4. La Forêt de Kesra (Jebel Louza)
5. La Forêt de Bouabdella
6. El Gallel
7. Jebel Sidi Aïech
8. Les Zirats
9.Le Ghrib
10. Site de Toujène – Matmata 
naturelles sensibles


                                           Vu l’intérêt écologique et économique  de ces zones il importe de

-          de sélectionner à partir d’une évaluation des informations disponibles concernant les 10 sites objet de l’étude deux « zones sensibles », qui sont celles de la forêt de Bouebdellah à Cyprès de Makthar faisant partie du gouvernorat de Siliana et de la subéraie de Jebel Sidi Abderrahmen relevant du gouvernorat
-           de réaliser un diagnostic approfondi des valeurs constitutives du patrimoine naturel et socio-économique de ces deux zones et à la proposition de scénarios de gestion possible à mettre en œuvre
-          d’évaluer les potentialités et les enjeux de conservation, ainsi que les facteurs de risques et de nuisances subis par la subéraie d’Oued El Gsab à Jebel Sidi Abderrahmen et par la cyprière de Jebel Bouebdellah.
-          Finalement l’élaboration de plans de gestion, pour chacun des sites et dont l’objectif principal est d’engager le développement de techniques de gestion adaptées aux milieux forestiers, afin d’assurer la conservation de la biodiversité terrestre d'importance reconnue à ce type d’écosystèmes forestiers.
Il est opportun de détailler les programmes d’aménagement et de présenter l’ensemble des travaux à programmer pour les cinq prochaines années. Voir même une proposition d’organisation administrative et technique qui présente la zonation et la réglementation à attribuer aux Zones Sensibles.

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