jeudi 22 décembre 2011
Najah Dali: L’agriculture africaine entre l'utopie et le réalisme
Najah dali précise que malgré que plus de la moitié de la population mondiale est urbaine, l’agriculture reste l’activité principale d’une large part de l’humanité. Près de 2,6 milliards de personnes dépendent de l’agriculture, de la pêche, de la forêt ou de la chasse pour vivre. Les actifs agricoles représentent près de 45 % de la population active mondiale.
Ces chiffres recouvrent cependant de très grandes disparités de conditions de production. L’Afrique ne possède ainsi que 2 % du parc mondial de tracteurs alors qu’elle abrite 15 % de la population active agricole mondiale.
En plus, les pouvoirs publics africains, souvent restreints par les conditions imposées par les organismes de financement extérieurs, ne sont pas libres d'élaborer des politiques agricoles bénéficiant aux producteurs agricoles les plus pauvres.
Les africains disposent également de peu de ressources financières propres qui leur permettraient de procéder à des investissements agricoles significatifs. Par conséquent, pour accroître de tels investissements, il faut augmenter l’aide au développement surtout vers les pays où l’agriculture est encore à l’état primitive, malgré la disponibilité des conditions favorables pour son essor. Mes réalités sont autrement car les documents de la FAO montre justement le contraire, ces dernières années elle montre le déclin que subit cette aide.
Afin de pourvoir comparer les varies causes qui font le retard de l’agriculture africaine par rapport à la moyenne mondiale la présente note résume quelques données sur l’agriculture en Afrique comparées à celle souhaitées au moment de la révolution verte ainsi que l’impact réel de l’aide au développement accordée pour développer ce secteur en Afrique et ses vraies répercussions positives ou négatives en la matière.
Saviez-vous qu’en Afrique :
- l’Afrique représente près du quart des membres de l’OMC mais représente à peine 2% du commerce mondial?
- Les 10 plus grandes compagnies agrochimiques contrôlent presque 90% du marché et possèdent également des compagnies de semences et de biotechnologies et qu’une seule compagnie agroalimentaire (sans indiquer son nom) contrôle 45 % du marché mondial des céréales et 40 % du marché du cacao. Elle est présente dans 60 pays et opère aussi dans la production d’engrais, la nutrition animale, l’abattage et la transformation de la viande, l’industrie des œufs, la production d’huile végétale, le commerce du pétrole et du gaz naturel ainsi que l’industrie de l’acier.
- La révolution agricole et la révolution verte. La mécanisation a augmenté la productivité du travail En effet pour l’agriculture manuelle, on estime que pour 1 homme = 1 ha = 1t céréales/an, alors que pour l’agriculture attelée 1 homme = 5 à 10 ha = 10 t céréales/an. Comparée ces deux types d’agriculture on trouve que l’agriculture motorisée, 1 homme = 40 à 400 ha. Ceci montre bien que les nouveaux systèmes de production a entrainé la productivité de la terre et des animaux avec une intégration agriculture et élevage et un recours accru a la Fertilisation et aux Produits phytosanitaires. Aussi on assisté à une meilleure alimentation animale suite à la sélection génétique.
En tenant compte de ce qui précède, une question logique que se pose chacun d’entre nous pourquoi l’Afrique malgré ses vastes champs et la richesse en eaux qui se trouvent dans plusieurs sous régions n’arrivera-elle à atteindre les objectifs escomptés et sortir de sa pénurie.
En effet, Selon Dali Najeh, au contraire on a assisté pendant la révolution verte généralement en Afrique a une diminution des produits agricoles de base alors que les coûts de production ont constamment augmenté (hausse des prix des intrants et de la machinerie). A cet effet, la baisse des prix des produits agricoles a aggravé la pauvreté et la faim… Parce que la majorité de la population mondiale qui est constituée de producteurs vendeurs et non de consommateurs acheteurs.
Aussi, une des raisons majeures du retard de l’agriculture en Afrique est attribué à ce que dans le monde, ils coexistent trois niveaux de développement agricole ; les paysans travaillant avec des outils manuels, 250 millions d’animaux de trait et 28 millions de tracteurs.
Ces raisons ont fait que l’Afrique se trouve jouer dans un terrain de jeu inégal. L’agriculture africaine est en grande partie manuelle. L’écart de productivité du travail entre l’agriculture africaine et celle du Nord est de l’ordre de 1 à 1000. Ces différences rendent le jeu de la concurrence structurellement inéquitable. Et pourtant, l’Afrique a un avantage comparatif pour des matières premières qui ont connu une dépréciation plus marquée que la moyenne Ex: Café, Cacao, coton, arachides.
- • Entre 1960 et 2001, la part de ces produits dans les recettes d'exportation des pays moins avancés s’est accrue.
- • Les pays en développement plus avancés sont parvenus à réduire leur dépendance vis-à-vis des produits.
- • Les pays industrialisés exportant ces produits ont compensé la dépréciation des prix mondiaux par le maintien et l’accroissement des subventions à l’exportation et du soutien interne.
Pour conclure sur cette première Najeh dali interpelle le lecteur sur les questions suivantes
- Doit-on travailleur pour atteindre la sécurité alimentaire ou l’autosuffisance alimentaire.
- Dans le domaine agricole doit-on travailler sur les avantages comparatifs
- Doit-on réserver le plus de budget pour l’agriculture à cause dans son rôle social et doit-on viser l’agriculture pour les besoins locaux ou encourager pour l’exportation en premier lieu
- Doit-on soutenir la ferme familiale comme modèle d'agriculture durable en appuyant les organisations paysannes démocratiques, les systèmes collectifs de commercialisation des produits agricoles et toute autre initiative structurant l'avenir de l'agriculture.
- Doit-on viser l’industrialisation de l’agriculture tout en veillant avec l’approche durable et intégré dans les systèmes de production.
- Jusqu’à qu’elle point nous pouvons subventionner l’agriculture dans un pays en développement dans les ressources naturelles sans rares et fragiles et dont les besoins sont énormes en matière de santé, éducation,… ;
- Doit-on emprunter pour améliorer et subventionner le secteur agricole
- Il ne faut pas oublier aussi le problème de la mobilisation des ressources hydrauliques leurs protections contre la surexploitation et pollution sans tenir compte des problèmes des changements climatiques, sécheresse, et désertification
- Juste quels points l’état pourrait régler le problème de l’endettent eternel de l’agriculteur surtout suite à des catastrophes naturelles ou des sécheresses répétitives ?...
En attendant vos remarques et suggestions pour continuer la suite
Dali Najeh/ Najeh dali
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire