lundi 26 décembre 2011
Najah Dali : Les sommets G8 et G20 des paroles sans actions
Najah Dali en tentant de suivre l’appui que les grandes puissances économiques déclarent souvent en faveur des pays en voie de développement et notamment les plus pauvres tels que les pays africains, trouvent que malgré le fort message que certains pays annoncent pour aider ces pays pour sortir de leurs problèmes eternels, pauvreté, famine, maladies, taux de croissance nulle à négatif, renforcer leur développement face à la crise mondiale que subit le monde ….on s’aperçoit que rien ne se réalise sur le terrain : Les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent.
Pour ne pas trop revenir sur l’histoire, prenant les dernières déclarations annoncées lors des deux ou trois dernières années par les pays riches et en particulier les G8 et G20.
Un exemple frappant de ce genre, et qui montre que ce phénomène est rentré dans la redondance, les engagements pris en 2005, par les donateurs à l’occasion du sommet du G8 de Gleneagles et au sommet des Nations Unies, d’augmenter l’aide publique de 50 milliards de dollars en 2010 par rapport à 2004, dont 25 milliards pour l’Afrique, n’a pas été tenu.
A ce sujet, Dali Najah, note qu’il est opportun de signaler que depuis l’engagement des pays donateurs à consacrer 0.7% de leur PNB en faveur de l’aide au développement, seuls cinq pays, le Danemark, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède, avaient dépassé l’objectif des Nations Unies de consacrer 0,7% du revenu national brut à l’aide.
D’ailleurs, selon l’OCDE, le montant des projets et programmes bilatéraux de développement a augmenté légèrement de 12,5% en termes réels en 2008 par rapport à 2007. En 2008, les donateurs les plus importants, en volume, ont été les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et le Japon.
Il importe de noter selon Najeh Dali, que cette aide est aujourd’hui insuffisante, loin du pourcentage de 0,7% du Produit intérieur brut, fixé aux pays développés par l’Organisation des Nations unies.
En plus de cette aide, plusieurs spécialistes signalent que l’aide octroyée souffre également de défauts qualitatifs : insuffisamment attentive à la lutte de terrain contre la pauvreté, frileuse devant les besoins immenses d’éducation de base et de santé publique, notamment de santé reproductive, parfois marquée de connivence avec des régimes corrompus et corrupteurs. L’aide décentralisée, gérée par les ONG et les collectivités locales, y tient encore un rôle insuffisant.
Il parait, suite à la récession cette diminution de l’aide au développement va connaitre plus de pression. Les pays riches sont soumis à une telle pression budgétaire et doivent financer tellement de mesures pour leur propre population qu’il leur sera difficile de justifier le maintien d’aides destinées à d’autres pays. L’aide aux pays pauvres est « une cible facile » pour des gouvernements désireux de réduire leurs dépenses.
Donc, si c’est le cas pourquoi mettre la question de l’aide au développement dans les agendas des réunions des pays donateurs, les G8, les G20 ?
Plusieurs cris d’alarmes ont été prononcés par les premiers responsables des institutions internationales. Le secrétaire général, Angel Gurría, et l’ancien président du Comité d’aide au développement de l’OCDE, Eckhard Deutscher, ont depuis un certain moment lancé un appel aux pays donateurs. « Employons-nous à ne pas répéter les erreurs que nous avons pu commettre dans le passé.
A ce sujet, Najeh Dali, présente ce que Angel Gurría, a signalé comme conséquences de la récession du début des années 1990, lorsque les gouvernements de nombreux pays de l’OCDE n’ont pas su éviter un recul de l’effort d’aide, avec les conséquences qui pouvaient en découler pour les pays en développement en termes de production agricole, d’infrastructures, de bien-être social et de stabilité politique.
Quand à lui, Dominique Strauss-Kahn, l’ancien directeur général du FMI, avait de son côté, prévenu, dernièrement, en Tanzanie, que si de nouvelles mesures n’étaient pas prises, la récession mondiale pourrait mener à une catastrophe humanitaire en Afrique. Juste prédiction, puisque, selon la Banque mondiale et le FMI, la crise a fait basculer 50 millions de personnes dans l’extrême pauvreté.
A développer ensemble :
Donc la question qui se pose actuellement avec acquitté, comment vont faire les pays en voie de développement qui ont planifié des budgets économiques et des taux de croissance pour la prochaine période en se basant sur cette aide et ces faux promesses. Vont-ils substituer l’aide au développement par des prêts et à quel prix. Faut-il hypothéquer les prochaines générations pour sauver les présents. Vont-ils puiser encore dans les ressources naturelles et la matière première. Mais y-a-il une demande pou cela face à la récession et la crise mondiale.
Dali Najeh/Najeh Dali
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