Najeh Dali précise que les ressources naturelles et l’agriculture dans le bassin méditerranéen
et en Afrique malgré qu’ils ont des capacités d’adaptation qui sont liées à la
fois au potentiel de résilience naturelle des espèces végétales et animales les
changements climatiques aurait un effet néfaste supplémentaire sur la sécurité
alimentaire et aggraverait la malnutrition dans le continent.
Pour
adapter l’agriculture et les écosystèmes fragiles aux changements climatiques
ci-après quelques constats et recommandations,
Il
est évident que l’Afrique est très vulnérable au changement climatique. Elle
est particulièrement vulnérable à cause des facteurs tels que la pauvreté,
largement répandue dans de nombreux pays, les sécheresses répétitives, la
distribution inéquitable de la terre et la grande dépendance par rapport à
l’agriculture pluviale. Les impacts du CC à long termes concernent notamment: i)
la variabilité des précipitations qui affecte l’agriculture, diminue la
sécurité alimentaire, réduit l’accès à l’eau potable et ne favorise pas le
développement économique; ii) les variations des températures qui augmentent
l’étendu géographique des maladies en transmission vectorielles. Ainsi, ces
impacts, conjugués à d’autres contraintes et obstacles, ne faciliteraient pas
la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.
Bien
que des options d’adaptation, (notamment les mesures et pratiques
traditionnelles utilisées en cas de crise), sont disponibles en théorie, force
est de constater qu’en pratique les pays africains ne disposent pas en général
de capacités humaines, économiques et d’infrastructure nécessaires pour faire
face à temps aux événements climatiques exceptionnels.
En
matière de ressources naturelles et d’activités liées à leur usage, les
domaines concernés par le CC comprennent les écosystèmes et les forêts, les
ressources en eau, l’hydrologie, l’agriculture, la santé, l’environnement marin
et le tourisme écologique.
Inventorier
et analyser les pratiques qui accroissent la vulnérabilité des RN et du secteur
agricole face au CC et ce dans le but de prendre les mesures politiques,
techniques, économiques et organisationnelles pour les modifier et/ou les
remplacer. Ces pratiques devraient répondre davantage aux enjeux et exigences
d’une gestion durable des RN et du secteur agricole devraient s’inscrire dans
une perspective d’atténuation et de d’adaptation au CC (local, national et
international) .
Pour
que l'Afrique et la région méditerranéenne puissent faire face aux changements
climatiques dans le domaine de l'agriculture et la biodiversité il est
recommandé de:
Capitaliser
et diffuser les acquis des bonnes expériences ainsi que les savoirs faire
locaux en matière d’adaptation au CC (bonnes pratiques) dans le domaine de la
gestion des RN et de développement agricole (local, national et international).
Développer
et mettre en œuvre des programmes de sensibilisation/formation/ information sur
les impacts du CC sur la gestion des RN et le développement agricole ainsi que
sur le rôle et la responsabilité des différents acteurs concernés (Etat,
entreprise, communauté de base, ONG, communauté scientifique) (local, national
et international).
Renforcer
le cadre institutionnel et politique pour une meilleure participation des
acteurs locaux au processus d’adaptation au CC (démocratie, transparence, bonne
gouvernance, participation, accès à l’information, etc.) en rapport avec la
gestion des RN et le développement du secteur agricole (local et national).
Renforcer
la participation des communautés locales dans l’élaboration et la mise en œuvre
des programmes et projets de gestion des RN et de développement agricole dans
le cadre de stratégies locales d’adaptation au CC (LAPA) (local et national).
Renforcer
la concertation intersectorielle au niveau de l’élaboration et de la mise en
œuvre des stratégies d’adaptation du secteur des RN et de l’agriculture. Il
s’agit de veiller à prendre en considération les interdépendances entre les
différents secteurs économiques par rapport à la problématique du CC
(contributions, impacts et adaptation) (local et national).
Réduire
la pauvreté et renforcer l’accès aux sources de financement des populations
défavorisées notamment en milieu rural, afin d’alléger la pression sur les RN
et diversifier les opportunités d’emploi et des sources de revenus et ce dans
une perspective d’adaptation au CC (local, national et international).
Les
gouvernements et les bailleurs de fonds devraient mobiliser les financements
nécessaires pour une gestion des RN et
un développement agricole durables dans une perspective d’adaptation au CC. Les
différents bailleurs de fonds sont appelés à assurer une coordination, une harmonisation
et une simplification des procédures appliquées pour l’octroi des fonds. De
même, les autorités nationales devraient assurer la transparence en matière
d’accès et d’utilisation des ressources financières allouées à l’adaptation au
CC (national et international).
Dali
Najeh pour le groupe d’expert à la conférence de Tunis sur les changements
climatiques en Afrique et en méditerranée
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire