jeudi 22 décembre 2011

Najeh Dali/Dali Najeh : L‘agriculture Africaine face à la mondialisation et l’aide au développement

Najeh Dali en suivant l’évolution de la production agricole et l’amélioration de la productivité dans les presque 40 pays africains note la grande différence au niveau des systèmes de production adoptés par chaque et surtout le manque de coopération et partenariat entre ces divers pays. Est-ce que cela reflète les périodes coloniales à travers les pays africains ont passée, où bien l la dépendance d’un ou d’un groupe de pays à un pays ou des entreprises du Nord. En fait la question est complexe et j’imagine que la réponse à ces questions l’est aussi. Car une autre donne intervient c’est la dépendance de l’agriculture africaine des subventions et de l’assistance technique qui sont offertes par les pays du Nord. D’ailleurs plusieurs techniciens et ingénieurs africains sont formés à l’étranger, mais hélas plusieurs ne reviennent pas à leur pays. Il est à noter selon Najeh Dali, que les pouvoirs publics africains, souvent restreints par les conditions imposées par les organismes de financement extérieurs, ne sont pas libres d'élaborer des politiques agricoles bénéficiant aux producteurs agricoles les plus pauvres. Ils disposent également de peu de ressources financières propres qui leur permettraient de procéder à des investissements agricoles significatifs. Par conséquent, pour accroître de tels investissements souvent les pays africains font recours que soit à la coopération bilatérale ou multilatérale. Mais, à l’état actuel est en comparant l’évolution de l’agriculture africaine pendant les dernières décennies par rapport à d’autres continents à compétences égales, peut-on dire que l’aide au développement qu’a reçu le continent africain a été bénéfique ou contraire elle a entravé en partie le progrès de ce secteur. En fait plusieurs rapports ont déduit qu’au grand jeu de la mondialisation, l’agriculture africaine est perdante. La part de l'Afrique dans les exportations agricoles mondiales ne cesse de diminuer. Elle est passée de 8 % en 1971-1980 à 3,4 % en1991-2000. La mondialisation affecte aussi le marché intérieur africain. En effet, les analyses économiques montrent que les produits subventionnés viennent concurrencer de façon déloyale les produits africains sur leur propre marché. En effet, il existe un manque d’adéquation entre l’aide alimentaire et les besoins, ce qui vient déstabiliser les marchés. Par ailleurs suite à l’ajustement structurel et force d’une ouverture extrême des marchés africains, l’Afrique a orienté ses politiques agricoles vers les cultures d’exportation. Cela a exigé la privatisation de certains marchés (ex: céréales) qui, dans plusieurs pays africains, étaient gérés par des entreprises d’État ce qui a engendré une diminution du degré d’autosuffisance alimentaire de l’Afrique diminue. L’Afrique est le seul continent où le volume de production agricole et alimentaire baisse alors que sa population croît. Les importations de produits alimentaires augmentent plus que les exportations. Depuis 1980, l’Afrique continue jusqu’à nos jours à importer des produits alimentaires. Durant ce dernier siècle, l’Afrique importe en nourriture à peu près le même montant qu’elle reçoit en UPA Développement international. E tenant compte de ce qui précède et bien que les subventions agricoles normalement visent à atténuer l’impact de la crise sur les producteurs agricoles, des effets négatifs de cette aide ont été observés sur l’agriculture africaine. En effet le soutien interne avec des subventions à l’exportation a entrainé des effets pervers tournant dans un cercle vicieux et ce en contribuant aux problèmes des surplus en encourageant les producteurs à produire plus que le marché ne peut absorber. Font pression à la baisse sur les prix des produits agricoles. Cette démarche à fait le grand bénéfice surtout aux intermédiaires qui arrivent à s’approvisionner en produits bon marché qu’ils revendent avec des marges de profit considérables A juste titre, Dali Najeh présente ci-après le total des aides publiques à l’agriculture et revenu agricole net en millions de $ US, 1990-2001 (États-Unis). • De 1990 à 1998, les subventions publiques représentaient 20 % du revenu agricole net. De 1999 à 2001, elles en représentaient 47 %. • Bien que les subventions publiques aient triplé depuis 1996, le revenu agricole net a baissé de 16,5 % entre 1996 et Le revenu agricole net inclut le prix 2001. du marché plus les subventions publiques moins les coûts totaux de production. Donc en dépit de ces observations doit-on éliminer ou diminuer le recours aux subventions et en particulier l’orientation de la production agricole vers les produits destinés à l’exportation? L’étude des marchés agricoles des 20 années ne révèle aucune corrélation positive entre les niveaux de subvention et l’accroissement de la production. Dans des pays où le niveau de subvention est relativement bas, tels l’Australie, l’Argentine et le Canada, la production a augmenté plus vite que dans des pays où le niveau de subvention est très élevé, tels les États-Unis. En fait, les causes de la dévaluation des produits agricoles sont multiples les bas prix des produits agricoles ne favorisent pas la sécurité alimentaire car, d’une part, la population mondiale est surtout composée d’agriculteurs et d’autres part, les économies réalisées par les transformateurs et les distributeurs ne sont pas nécessairement transmises aux consommateurs. Pour conclure sur cette première Najah dali interpelle le lecteur sur les questions suivantes : - Doit-on travailleur pour atteindre la sécurité alimentaire ou l’autosuffisance alimentaire. - Doit-on réserver le plus de budget d’un pays pour l’agriculture à cause dans son rôle social et doit-on viser l’agriculture pour les besoins locaux ou encourager pour l’exportation en premier lieu - Doit-on viser l’industrialisation de l’agriculture tout en veillant avec l’approche durable et intégré dans les systèmes de production. - Jusqu’à qu’elle point nous pouvons subventionner l’agriculture dans un pays en développement dans les ressources naturelles sans rares et fragiles et dont les besoins sont énormes en matière de santé, éducation,… - Doit-on emprunter pour améliorer et subventionner le secteur agricole - Il ne faut pas oublier aussi le problème de la mobilisation des ressources hydrauliques leurs protections contre la surexploitation et pollution sans tenir compte des problèmes des changements climatiques, sécheresse, et désertification - Juste quels points l’état pourrait régler le problème de l’endettement eternel de l’agriculteur surtout suite à des catastrophes naturelles ou des sécheresses répétitives ?... Mot de la Fin : En attendant vos réactions et suggestions sur les causes réelles du retard de l’agriculture africaine par rapport à d’autres régions à compétences égales et le rôle que doit jouer ce secteur dans la stabilité d’un pays et sa dépendance de l’étranger, une autre question reste à développer est la place de l’agriculture africaine face à la crise financière que subissaient les pays du nord et son degré de dépendance de l’aide au développement. Ces interpellations feront l’objet d’une prochaine note que Dali Najeh mettre à vote disposition bientôt. Dali Najeh/ Najeh Dali www.Dali-Najeh.com

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